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  NO TIME TO LOSE
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No Time To Lose
GENRE : Hardcore
STATUS : Arrêté
VILLE : Le Mans
PAYS : France
SITE WEB : http://pagesperso-orange.fr/no
E-MAIL : Envoyer un message. Pensez à supprimer le .del à la fin
 
 
  MEMBRES

Richard : basse et mauvaise foi

Jeff : guitare et casquette VAROSA
Antoine to lose : voix et grande gueule Jean-Charles : batterie (1998-2000)
Julien : batterie (2000-2004) Hervé : batterie (2004-2005)
Cyril : guitare et conseil (1999-2001) Manu : son, conseil et patience
 
  BIOGRAPHIE

Au début …

J'ai rencontré Richard par l'intermédiaire du batteur qu'on partageait dans nos premiers groupes (Middle-Class Pigs et Maison Close). A la fin de ces groupes, ayant découvert cette chose merveilleuse qu'est le hardcore au travers des rares albums parvenant au Mans (Sick Of It All, Agnostic Front, Warzone, les compils Lost & Found…) nous décidons de monter un groupe de hardcore. Fougue et inconscience de la jeunesse ! A l'époque à part les anciens (Alex et les anciens de radio Alpa), le paysage musical local se composait de groupes de métal, de ska et de reggae. Les quelques formations hardcore (Cobalt 62) et les quelques straight-edge skateurs ne sont plus qu'un souvenir et trouver un batteur et un guitariste est déjà un exploit. Je contacte un batteur, Jean-Charles, avec qui j'avais fait quelques répets pour un projet obscur de reprises de Bikini KillL7 - Babes In Toyland. Le groupe n'a pas été loin mais on avait eu l'occasion de jouer tous les 3 et il avait l'air de le faire. Il se montre intéressé et à un pote guitariste qui aime le punk mélo. A voir... Le jour du premier rendez-vous, Jean-Charles nous présente son pote, Jeff.
On dirait qu'il à 12 ans, il porte un pull à carreau tout vilain, il aime Millencolin et Burning heads, n'est pas super bavard… il ne connaît pas Sick of it All ni Agnostic Front . Mais surtout il ressemble tellement au petit cousin qui prépare sa communion que je l'imagine mal en guitariste de Hardcore. Il joue depuis 3ans. « Bon », me dis-je, « on va le faire jouer, ça va être nul et on va chercher ailleurs ».
Ben le petit en fait il nous joue un truc à lui et ça déchire! Le truc en question sera notre 1e morceau (Only 15) Une répèt est calée une semaine plus tard.
Reste à trouver un nom. Ca se fera au bar. Vous avez échappé à : CIA (Casimir In Action), Downfall, Atomic Ashtray et d'autres trucs du genre … A la fin, parti en anglais, je veux clore le débat stérile en lançant un « oh et puis No Time To Lose merde… ». A ma grande surprise, le nom sera adopté…
Première répèt le 4 septembre, le groupe est né.


1999

Notre premier concert se fera le 31 janvier 99 à Saint Mard De Reno (61) en compagnie de (et grâce à ) Kobayes, Fearless (avec Guillaume Kobayes / Loko Records et Julien, futur batteur de No Time) et les Flying Tomatoes. Il y'a environ 200 personnes et ça devait pas être terrible… En tout cas les gens devant étaient assis. Je les comprends. A la fin de la soirée on apprendra qu'un flingue a été confisqué à l'entrée… Brooklyn-St Mard connection ! Enfin bon, c'était le 1e quoi.
En février, on enregistre notre première démo (Trust No One) dans l'Orne chez Loïc. C'était sympa mais paumé et froid. 4 titres bientôt mythiques (oh oui ! Et en français pour 3 d'entre eux) Vichy Pirate - USSS - Trust No One - 1984 (avec ses chœurs décalés et son solo de guitare, le seul !).
On n'avait jamais enregistré et pour les conditions et notre expériences on s'était pas trop mal démerdé.
J'ai aussi découvert que j'avais la voix et le flow de Roger Miret ce jour là… A l'époque j'étais content. Après j'ai galéré. On avait aussi une méthode pour se concentrer : j'avais collé un poster de Marduk dans la pièce batterie et à chaque pain, on se menaçait mutuellement de finir « comme ça ». Ben ça marchait, on se re-concentrait.
Anecdote amusante: Quand on enregistrait avec Loïc, il était aidé par un certain Fred qui faisait un stage au Pôle Nord Studio de Blois. Notre démo s'est donc mystérieusement retrouvée masterisée par FRED NORGUET (Burning Heads, 7 Hate…[/groupe](sûrement pendant sa pause sandwich). J'espère qu'il a bien rigolé !
Bref, v'là notre demo. Mais en 99, on n'avait pas de graveur ni d'Internet et on n'avait aucune idée de savoir comment trouver un concert à part envoyer sa demo k7 dans les bars et on ne connaissait aucun groupe qui « tournait »…
On avait quand même le fanzine "Bokson" qui avait chroniqué la k7 (« une voix qui hésite entre le métal et le vieux punk ») dans lequel on avait chopé un numéro à la fin d'une chronique de RDH de Tours. Richard l'a appelé pour lui expliquer qu'on était un groupe « de Hardcore » (on avait peur de rien !) qu'on voulait jouer mais qu'on ne savait pas comment faire et qu'on ne connaissait personne. Le type nous a lâché 5 numéros. Qui ont lâchés 5 numéros... A force de forfaits de 6 h tous les mois, de copies de K7 et d'envois, on a réussi à apitoyer les gens pour qu'ils nous fassent jouer ou qu'ils nous chroniquent.
Après quelques concerts, on a connu notre phase « expérimentale » qui nous a amené à enregistrer des titres comme « Skacore, Jazzcore, Madball Rules (« croise les bras et ferme ta gueule »), Maria avec un son (pourtant au Loko, mais au début de chez début…) et un accent à chier au service de chansons qui l'étaient autant. Bref, des enregistrements cohérents. Qu'on n'a pas hésité à coller pour certains sur notre premier cd démo en plus des 4 titres K7. On avait enfin accès à un graveur. La pochette était faite à partir de vieilles cartes postales publicitaires. Manque de bol, Dialektik Records avait la même idée 3 mois plus tard et on passait (encore) pour des branques !
On finit 1999 avec un concert mythique à St Michel de Chavaignes où je monte bourré sur scène (première et dernière…) suite à un mauvais dosage alcool / médocs, et je me nique la cheville, fait un concert de merde, et où les Reggae boys du Mans sont persuadés que je les ai insultés (j'arrivais tellement pas à articuler remarque…). Ca a failli finir en bataille rangée. On l'a eu longtemps au cul celui là et notre réputation, déjà pas bien haute dans la région, s'empire. Ben on bouge, c'est pas trop grave. Ceci dit c'est ce soir là que Cyril, ex Middle-Class Pigs et futur Casper, est engagé en 2e guitare.


2000

Notre démo pourrie a quand même circulé (on a même une chronique sympa dans Kérosène! ) et on a commencé à jouer pas mal du côté de Tours où le milieu punk-skins nous aimait bien (l'alcool aidant). On a enchaîné tremplins et concerts au café des Sports. Ca forme. On finit l'année comme ça mais Jean-Charles n'a plus l'air trop motivé pour bouger hors de la Sarthe. On se sépare en août et il est remplacé par Julien (ex-Fearless) en septembre.
L'arrivée de Julien correspond aussi au moment ou la «phase expérimentale » est terminée et où on commence à savoir ce qu'on veut jouer, qu'on commence aussi à bouger notre cul ailleurs. C'est notre période « Angers ». Jeff y habitait déjà ainsi que Manu (ex-Middle Class Pigs et Fearless) qui avait rencontré des mecs qui faisait du Hardcore. Ils avaient monté Carlos Crew avec le bassiste de Carcharias. En fait un des meilleurs groupes de HxC français. Bam ! Nous on croyait s'améliorer ben là on a su que fallait vraiment bosser. 2000 a été l'année où on composait les morceaux du futurs album et où on passait pas mal de temps à Angers, où on a rencontré les gens de l'Etincelle, Eric du zine de Grobader et un paquet de gens qui nous ont bien poussés (contrairement au Mans) et fait découvrir beaucoup de groupes. Je crois que ça a été la meilleure période de No Time.
C'est aussi à cette époque que naît le concept du FREE EDGE. On aimait le Hardcore Straight-Edge mais on l'était pas. Et puis on essayait de faire du Old-School mais avec des influences plus variées (attention, j'ai dit « essayait » pas réussi…) donc on s'est dit que quitte à avoir une étiquette, autant la créer. Une louche de ci, un peu de ça… Bref c'est Aware. Et ça correspondait pas mal à ce qu'on essayait de faire. Le symbole c'est un rond sur les mains…au cas où…


2001

La période où on pense vraiment à enregistrer l'album pour de vrai. L'année où on commence à vraiment bouger un peu partout en France et à jouer avec des groupes étrangers (Spirit 84, Sawn Off super sympas, Tastes Like Chicken plus cons, Leftover Crack etc…) .et où on a joué au pré-pré-Fury Fest à Clisson avec Right 4 Life (grosse claque ), Carlos Crew entre autres devant 300 personnes. Dans la salle à coté y'avait BILLY ZE KICK. C'était nul. Je me souviens de l'organisateur, super sympa, un tout jeune, hyper DIY qui nous avait invité à son anniversaire plus tard. Un certain Ben Barbaud qui maintenant organise un petit festival, le FURY FEST…
CYRIL nous quitte en avril pour monter CASPER avec Manu et Guillaume de CARLOS CREW après un concert au squat du XIII à Paris ou JEFF arbitrera un concours des plus gros seins de la soirée (c'était vraiment n'importe quoi !). Pour me venger de ne pas avoir été juré de ce concours je monte THE MUSTANG PROJECT avec GABO et CHRISTOPHE de CALOS CREW.


2002

On enregistre en février au studio MUSICA à Angers. On a 10 jours et 6000 balles. Le premier jour, l'ingé son qui n'y connaît rien en HxC nous perd une journée de prises. Manu le remplace dès le lendemain et on rattrape. J'ai tellement le souvenir d'un enregistrement pénible (chœurs finis sur un MD dans l'appart de Manu, mix en 19h d'affilé après avoir passé une journée à essayer de régler un problème de charley…) qu'à chaque fois que je l'écoute je suis étonné que ce ne soit pas pire. En fait, il représente exactement ce qu'on pouvait faire à l'époque. On ne savait pas encore comment on allait le sortir mais un soir de Forum Jeunes (sic !), je rencontre Greg du zine Lean On me, le gars qui devait sortir le skeud de CARLOS CREW avant qu'ils décident de splitter (les cons !) . Comme il était bourré, il nous propose de le sortir. Un redskin qui sort notre free edge touch ça nous semblait cohérent, et vu qu'on avait la même démarche et les mêmes idées, tope là et ressers une bière !
JOIN THE PARTY, notre premier album, sort le 31 mai 2002 à l'occasion d'un concert au Mans. Malheureusement suite à une erreur, le titre sur la pochette est trop petit ce qui fait que beaucoup de gens croient qu'il s'intitule « Free Edge HxC ». Et on s'est trompé dans la date d'enregistrement, c'est 2002 pas 2001. Sinon on est content.
A notre grande surprise et grâce au boulot d'échange et de promo de Greg, on en écoule 500 exemplaires en environ 6 mois, alors qu'on pensait en avoir pour 2 ans à les vendre.
Le 15 août on joue à Paris en compagnie de Good Clean Fun, Shelter, Pointing Finger & Value Driven. Une grosse soirée, 400 personnes dans un bar prévu pour 150, 45° dans la salle... bref du bonheur ! Ray Cappo, ex-chanteur de Youth Of Today nous offre des colliers de fleurs avant de partir en vélo (…) et me fait même l'honneur de me poser LA question : « je joue en chaussure ou pieds nus ? » . Ouaaaaaaah ! Paye ton anecdote! J'ai dù lui donner le mauvais conseil, ils ont fait un set de misère. Pour se venger, il jette un sort Krishna sur Julien qui finit aux urgences le soir même avec une rage de dents…

En octobre, on fait notre première mini-tournée de cinq dates: le « Hyundai Pony Tour » (TOURS-LE MANS-ST BRIEUX-PARIS-LYON)
Le concert de Paris, le jour d'Halloween, restera dans les annales après une descente de flics à la fin du concert, et donnera naissance à la chanson MONDAY NIGHT IN PARIS . Sinon, si on excepte la mise en fourrière de la voiture, tout se passera bien et on finira à Lyon à écouter Helloween avec les gens de SIMFELLA.


2003

On commence bien l'année en jouant pas mal en janvier / février et en enregistrant en compagnie de Paco, ex-guitariste de Witness, que l'on avait rencontré lors d'un concert.
Les 4 titres (biggest strength - buy the kids - september rain - Hxc Superstar) devaient être des maquettes en vue d'un second album…
Malheureusement, on stoppe tout concert dès mars pour permettre à Julien de préparer un concours. On ne le savait pas encore, mais c'est déjà le début de la fin dans la dynamique du groupe.
On reprend dès juin par la fête de la musique devant le magasin de disque BORN BAD à Paris en compagnie (entre autres) de 25 Ta Life, MISCONDUCT et KICKBACK … Rigolo. On enchaîne en juillet avec un paquet de festivals dont le BLASTING DAYS à Besançon, en compagnie d'INNNER TERRESTRIALS, Born From Pain, BONEHOUSE… Pas grand monde pour nous (il fait 40°C) mais ça me permettra de tenter le slam en matelas pneumatique… (c'est pas mal !)
Début septembre, nous repressons 300 cd de JOIN THE PARTY avant de partir pour 4 jours en Allemagne grâce à notre amie CAROLINE, d'origine allemande, et de son pote TIMO qui nous booke 3 dates.
L'Allemagne en Hyundai Pony 3 portes à cinq avec le matos, ça se vit ! On découvre la scène allemande, le DIY hyper organisé et politisé, et des lieux auto-gérés hyper classe, ainsi que l'unity Punk-HxC_Skinhead….et la bière ! En gros, on à les meilleurs conditions d'accueil qu'on ait jamais eu. La dernière date à TUBINGEN reste mon meilleur souvenir : une salle pleine, grosse ambiance, et grosse biture à la clé !
On rejoue à Tours en octobre où l'on rencontre les gens de Riot States Killers et tout le crew tourangeau. Nul n'est prophète en son pays, et on l'a vérifié une fois de plus quand on a vu l'accueil qu'on y a reçu ! Notre période TOURS (pt.2) recommence ici.

Ceci dit, au sein du groupe, même si rien n'est vraiment flagrant, l'ambiance se dégrade lentement. Julien n'est pas satisfait des conditions dans lesquelles nous jouons, et les conflits se font de plus en plus fréquents.


2004

Notre « vraie »première tournée en France à lieu en février.
Une vraie tournée ça veut dire un van qui tombe en rade (pensée pour notre chauffeur malchanceux, Greg et sa « roulotte de maçon » ! ) dès le deuxième jour, trouver un van et un concert de rechange le même jour, faire Bordeaux Marseille en 5 heures pour jouer devant 20 personnes, se moquer de Hughes Exutoire et de son bonnet de castor, rencontrer Droopy Exutoire et retrouver les Judoboy à Montpellier pour une soirée d'anthologie ! Malheureusement ce sera la dernière où nous verrons Fred… Nous apprendrons 2 jours plus tard son décès alors que nous sommes en route pour Guéret…
En rentrant de cette tournée, déprimés, on ne fait pas grand chose, Julien doit re-préparer son concours… On finit de préparer une tournée en Europe de l'Est pour l'été avec l'aide de TIMO.
On fête notre 100e concert à Sélestat, mais du côté du groupe on n'avance pas vraiment. Le deuxième album n'est pas encore composé totalement et la détérioration de l'ambiance n'aide pas à la créativité. En fait, après 6 ans à cavaler dans tous les sens pour jouer, on avait besoin de passer à une étape supérieure afin de garder des objectifs à atteindre et éviter la routine. Mais autant d'années à s'habituer à tout faire soi-même, des changements d'ordre personnels et les problèmes déjà évoqués font que tout ceci n'aura pas lieu.
Le 5 juin, grosse affaire : nous jouons notre 101e concert sur le toit du Monoprix pour le festival HIGH LIVE CIRCUS .
Au vu de notre discours Do It Yourself et de refus du sponsoring, beaucoup de gens ne comprennent pas ce que nous foutons sur le toit d'un supermarché avec des sponsors plein la façade… et je les comprends.
En fait, c'est un pote qui nous propose le plan. Après beaucoup de débats internes on décide de participer en se disant que c'est l'occasion de toucher un public qu'on ne rencontrera jamais au sein de notre circuit habituel et de les exposer à notre discours. Par exemple en utilisant le cachet (200 euros) pour faire photocopier 1000 exemplaires de nos paroles / explications et les distribuer. Et que par rapport à un événement comme le Fury Fest par exemple, le concert est gratuit, en plein air et n'essaye pas de se faire passer pour un événement DIY top contre-culture qui justifie son existence . Les choses sont posées clairement sur la table dès le début. Honnêtement. Maintenant, je comprends que pleins de gens trouvent ça contradictoire ou bidon . Même si la plupart des gens qui nous sont tombés dessus sont les mêmes qui se foutaient totalement de notre démarche avant et nous disaient « rien à foutre du moment que la zik elle bute… » . Ce jour là, on les a tout d'un coup senti vachement chatouilleux sur la démarche et le DIY… Si ça a réveillé leur conscience, on a bien fait d'y aller !
En juillet, alors qu'on s'apprête à partir en tournée, nous recevons un mail de Julien pour nous annoncer qu'il quitte le groupe. Il accepte néanmoins de faire la tournée.
Elle s'appellera « NO SPLIT TILL LE MANS »
Nous partons avec Caroline et DIOUS d'Exutoire direction l'Allemagne. C'est encore une fois l'indispensable TIMO qui nous boucle cette tournée grâce à 560 envois de mails (!!!).
Nous partons pour 14 dates en 16 jours. Il était prévu qu'on passe par l'Allemagne, la Pologne, la Slovénie, la Tchéquie… En fait, l'essentiel sera concentré sur l'Allemagne (plans plus sûrs) en compagnie de REJECTED YOUTH et une date en Croatie, une en Italie et une en Suisse.
Une tournée ça permet de :
-Renommer Richard « vieux Poney »;
-rencontrer les Chiliens d'Altercado qui sont en tournée 6 mois et dans 34 pays;
-fermer le van avec les clés dedans le deuxième soir et se faire dépanner par des punks-serruriers;
-jouer avec MDC et discuter toute la nuit avec le bassiste qui raconte ses tournées avec Minor Threat, Bad Brains, comment il a été junkie etc... ;
-se niquer la cheville et se retrouver aux urgences de Freiburg à 4h du matin avec des béquilles dans une cave de 10m² sans Richard pendant 2 morceaux, parce que sa basse est nase, jouer dans un des plus grands squat d'Europe à Berlin, dans un camp de gitan, une maison...;
-bouffer végétarien, boire de la "grosses bier", jouer au poker chinois 5 heures par jour, faire Berlin > le sud de la Croatie dans la nuit;
-se niquer une deuxième cheville;
-se faire demander ses baguettes de batterie par un croate qui la serrera contre lui pendant 5 mn;
-fêter l'anniversaire de Dious dans un camping autrichien et lui offrir des porte-clés;
-faire des medlleys guitare sèche Noir Désir - Nirvana - Smashing Pumpkins;
-Tomber sur des statues, des badges, pin's et bouteilles de pinard Mussolini, des patchs Forza Italia, des patchs White Power dans une station service italienne (!!!);
-Se rendre compte qu'on boit quand même près de 4 litres de bière par jour, et que c'est peut-être pour ça qu'on se trouve lourd;
-Perdre 1500 euros, mais se dire que c'était quand même des pures vacances !
Ceci dit, une fois rentrée c'est un peu la confusion. Chacun vaque à ses occupations. Jeff retourne à Angers, Richard monteNine Eleven avec Simon de Riot States Killers, après avoir failli partir en tournée comme bassiste de 25 Ta Life, et je pars faire mes études à Nantes. Nouvelle vie et nouveau rythme. On n'a pas vraiment le temps de se poser pour parler du groupe. Du coup, une période de flottement naît.
On se concentre sur l'organisation du Free Edge Fest du 9 Octobre. Pour l'occasion, HERVE de Judoboy et JOB de Right 4 Life nous dépannent. Et malgré le fait que Jeff et Richard ne pourrons répéter avec eux que 2h la veille, la date se passe nickel.
Hervé accepte de nous dépanner à la batterie. Nous parvenons à répéter, et musicalement, il apporte au groupe un niveau supplémentaire, mais c'est trop tard...


2005

Après 7 ans à répéter ou jouer chaque semaine, c'est dur de se mobiliser pour tout reprendre. Composer un deuxième album signifie trouver un batteur dispo et tourner encore un an intensivement. Les occupations et les envies de chacun font que ce ne sera pas le cas et on décide de se séparer à l'amiable, d'enregistrer tous nos titres « inédits » en compagnie d'HERVE et de MANU, et arrêter avant de stagner. On a mis trop de nous même dans ce groupe pour le laisser mourir à petit feu.
Voilà, c'est fini ! Evidemment ça fait peut être un peu auto-célébration, évidemment j'ai oublié pleins de trucs, histoires et personnes qui ont comptés… Mais c'est 7 ans d'une vie à résumer, c'est pas non plus super facile. No Time To Lose restera évidemment pour toute notre vie une chose particulière quoi qu'il se passe. La scène punk-Hxc a changé nos vies et notre manière de voir le monde. Nous avons évidemment eu nos sales moments, nos contradictions, nos erreurs mais nous avons toujours fait les choses le plus sincèrement possible .
Il y aura eu peu de sexe, peu de drogue et quand même pas mal de rock n'roll ! Des voyages, de la sueur, des trahisons, des succès, des bides, des joies… Enfin la vie !
On aura comme fierté d'avoir joué aussi bien pour les punks, les hardcoreux et les skins, d'avoir fait les choses nous-mêmes et d'avoir vécu des expériences, rencontré des gens uniques qui ont changé nos vies à jamais. Et d'avoir maintenu le cap dans notre démarche jusqu'au bout : garder notre passion intacte en la préservant des compromis quotidiens que nous impose la Société, évoluer au sein d'un milieu où les rapports humains ont plus d'importance que les rapports marchands. Ce ne fut pas facile tous les jours, ça demande beaucoup d'énergie mai,s au final, je sais qu'on y a gagné. C'est cet esprit qui nous a amené au punk, et c'est cet esprit qu'on a essayé de sauvegarder et transmettre pendant 7 ans. Plus ou moins maladroitement, certainement mais toujours sincèrement. Et surtout, nous avons la satisfaction de nous arrêter par choix personnel, sans regret ni frustration. Et c'est le plus important !
Au nom de No Time To Lose, merci à vous tous, aux membres passés, à tous ceux qui nous ont fait jouer, dormir, manger, prêté du matos, venu nous voir, soutenu d'une manière ou d'une autre. C'était la classe !

 
THIS IS A TIME WE'LL REMEMBER!

Antoine To Lose, le 19 avril 2005.


Par Sebastien - Voir aussi : Riot States Killers, Judge, R'n'R, 108, Mon Autre Groupe
 
  DISCOGRAPHIE
 
Join The Party de No Time To Lose - Hardcore ALBUM : Join The Party
GENRE : Hardcore
LABEL : Lean on me!
PARUTION : 01/2005
NOMBRE DE CD : 1
TITRES : 1. God Hates You | 2. Before I Go | 3. All Those Things... | 4. Girls | 5. No Redemption | 6. Theres No One Here | 7. Day of Defeat | 8. Corporations | 9. Free Edge | 10. Come Over | 11. XXX (The letter on your fist)
 
 
Before we go de No Time To Lose - Hardcore ALBUM : Before we go
GENRE : Hardcore
LABEL : Autoproduit
PARUTION : 01/2005
NOMBRE DE CD : 1
TITRES : 1. Free Edge Revenge - 2. Hellfire - 3. Monday Night in Paris - 4. (Hxc)superstar (pt 2) - 5. The biggest strength - 6. Buy the kids - 7. September rain - 8. (Hxc) Superstar (pt 1) - 9. I hate Myself (and I want your smile) - 10. Brotherhood and sisterhood (Warzone) - 11. God hates you - 12. There's no one here - 13. Free Edge - 14. Corporations
 
  APPARAIT DANS
 
French Connection vol.3 - Compilation / Split ALBUM : French Connection vol.3
GENRE : Compilation / Split
LABEL : Free Edge Conspiracy
PARUTION : 02/2005
NOMBRE DE CD : 1
TITRES : Amanda Woodward, Aside From a Day, NTTL, M Sixteen, Last Days of Icarus, Headcharger, Sequoia, The Cold Within, Fat Society, Furious Belly, Strong as Ten, FTX, Bunkum, First Failure, Get Lost, The Grayhound, Nine Eleven, Backsight, Nolid, Yarblocks, Think Twice, Fast for Decay, Draft, Kobayes, Mr Po, The Creteens, Trouble Every Day ! + plage cd-rom !!
 
  PHOTOS
 

No Time To Lose


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No Time To Lose


No Time To Lose

 
 PAROLES

(HxC) Superstar

Biggest Strentgh

Buy The Kids (for the kids)

Free Edge

Free Edge Revenge

God Hates You

Hellfire (pour Fred...)

I Hate Myself And I Want Your Smile (pour Ania)

Monday Night In Paris

September Rain

There's No One Here
 


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